L'anthropologie et l'emploi

La question de l’emploi est une préoccupation pour la plupart des étudiants qui veulent s’inscrire en anthropologie. Plusieurs doivent d’abord convaincre leurs parents ou leurs proches que cette discipline mène quelque part; d’autres doivent se convaincre eux-mêmes que ce choix, inspiré par un idéalisme louable, va déboucher, un jour, sur un emploi. C’est pour les éclairer que nous avons rédigé ce petit document.

Il puise à différentes sources : d’abord les expériences de nos diplômé-e-s qui ont effectivement trouvé des emplois, parfois à la limite de la discipline, mais qui mettent en oeuvre les compétences acquises dans nos programmes. Nous avons aussi puisé dans notre propre expérience sur plus de vingt ans à guider nos diplômés dans leurs démarches, les recommander auprès d’employeurs, accueillir à l’occasion leur enthousiasme et leurs frustrations.


Nous avons aussi reçu l’appui du Service de placement de l’Université Laval et, plus particulièrement, son antenne à la Faculté des sciences sociales, pilotée avec dynamisme par Mme Annie Rémillard. Bien faire comprendre notre discipline à des agents de placement fut l’un de nos premiers défis. Cette démarche nous a permis de prendre la mesure des difficultés auxquelles font face nos diplômé-e-s.

Enfin, nous tenons à remercier très sincèrement toutes les personnes qui ont pris le temps de répondre à notre enquête maison par suivi téléphonique ou en personne, lorsque nécessaire. Sans vous, ce document serait beaucoup plus impersonnel. Finalement, soulignons le travail minutieux de révision et de mise en forme réalisé par Mme Nadia Cournoyer, qui a donné au document sa facture finale.

Nous avons choisi de ne pas inclure ici les emplois dans le domaine communautaire, à titre de permanent ou de bénévole, parce que ces emplois sont souvent précaires ou passagers. Ils constituent, cependant, pour certains, une réelle avenue d’engagement social, au Québec comme à l’étranger, et ne doivent pas pour autant être minimisés. Nous pensons seulement que les étudiants qui s’impliquent activement dans la vie citoyenne savent déjà où se diriger (Source: Département anthropologie, 2012).

 

Des emplois pour les anthropologues